Accueil > Ressources > Focus > L’Armagnac : joyau de la Gascogne !
Patrie de Charles de Batz, célèbre mousquetaire plus connu sous le nom de d’Artagnan, la Gascogne est une région où il fait bon vivre et où les plaisirs de la table n’ont d’égal que la beauté des paysages et des nombreux points de vue sur la chaîne des Pyrénées.
Terre de la plus ancienne eau-de-vie de France, partons en ballade sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle à la découverte de l’Armagnac !
Si la présence de la vigne trouve son origine au temps des Romains, le premier témoignage relatif à l’eau-de-vie apparait au XIVème siècle et plus précisément en l’an 1310 où l’on trouve dans un ouvrage de Maître Vital Dufour, Prieur d’Eauze et de Saint-Mont un passage consacré aux vertus de l’Armagnac.
Au XVème siècle les preuves de sa commercialisation se multiplient.
Au XVIIème siècle, des écrits font référence au marché de l’Armagnac à Mont-de-Marsan et à Aire-sur-l’Adour.
En 1730, on met en réserve l’eau-de-vie dans des fûts de bois (connus depuis les Gaulois) et on découvre les extraordinaires apports de ce fabuleux contenant : apparition d’une nouvelle couleur, complexification des familles aromatiques, de la structure…
Avant la crise du phylloxera qui touche le vignoble gascon en 1870, le Gers occupe, avec 100 000 hectares de vigne, le premier rang en terme de volume de production viticole des départements français. Seulement un quart de la surface d’origine sera replantée par la suite.
Par le décret du 25 mai 1909 est officialisée la délimitation de la zone de production des eaux-de-vie d’Armagnac et de ses 3 régions.
Le 6 août 1936 voit la publication du décret relatif à l’Appellation d’Origine Contrôlée Armagnac.
Traditionnellement vendu en fût pour la praticité du transport, l’utilisation de la bouteille se répand massivement après la seconde guerre mondiale.
Avec environ 5 000 hectares dédiés à la production d’eau-de-vie, l’Armagnac est une région aux caractéristiques et influences météorologiques bien marquées. Le climat est en général tempéré et doux. L’Ouest de l’appellation est sous influence océanique tandis que le secteur oriental bénéficie d’un climat presque méditerranéen qui s’exprime avec le fameux vent d’Autan.
Le vignoble, installé sur 3 départements – le Gers (en très grande majorité), les Landes et le Lot-et-Garonne – compte 3 appellations régionales :
Bien que 10 cépages soient autorisés par le décret de l’Appellation d’Origine Controlé, ils ne sont en réalité que 4 à occuper le devant de la scène :
Les 6 autres cépages autorisés sont : le Plant de Graisse, la Clairette de Gascogne, le Jurançon Blanc, le Meslier Saint-François, le Mauzac Blanc et le Mauzac Rosé.
Souvent réalisée à la propriété, parfois en collaboration avec un bouilleur ambulant, la distillation se pratique en hiver au plus tard le 31 mars de l’année qui suit la récolte.
95% de l’Armagnac est obtenu avec un alambic très spécifique, l’alambic continu Armagnacais (qui peut être fixe ou mobile).
Elément crucial dans la production de l’Armagnac, l’alambic fonctionne selon le processus suivant : le vin (blanc sec) est chauffé dans la chaudière et les vapeurs d’alcool montent à travers la colonne où elles sont refroidies et condensées. Le produit final est un spiritueux incolore avec une teneur en alcool de l’ordre, en théorie, de 52% à 72%. Ce degré alcoolique est, en pratique, plutôt compris entre 52% et 60%.
Une fois la distillation réalisée, l’Armagnac est logé en fûts de chêne de 400 litres dont le bois provient généralement des forêts locales gasconnes ou limousines. Dès lors, ces fûts sont placés dans des chais où, selon la température et l’hygrométrie, le phénomène de la part des anges (évaporation d’une partie de l’eau-de-vie accompagnée d’une diminution du degré alcoolique) sera plus ou moins important.
Face à la complexité et à la confusion de certains termes, les professionnels de l’Armagnac ont décidé en 2010 de procéder à la mise en place d’une catégorisation plus simple dont voici les grands principes :
Brut de fût – Cask Strength en anglais – fait référence à un breuvage alcoolisé qui n’a subi aucune modification après son élevage en fût. Ainsi, l’Armagnac ‘Brut de fût’ n’est ni réduit ni filtré après son vieillissement en barrique. Cela signifie que le degré d’alcool indiqué correspond au degré naturel du fût. Souvent supérieur à 40% et même à 50%, les Armagnacs Bruts de fût font très souvent l’objet d’éditions limitées, chaque fût offrant des traits uniques aux spiritueux.
Produit de haute qualité, recherché par les amateurs pour leur authenticité, leur puissance, leur complexité aromatique et leur rareté, les Armagnacs Bruts de fût offrent une expérience de dégustation originale et presque toujours inoubliable.
L’Armagnac, c’est….
Des stocks en compte d’âge de :
Source : Bureau National Interprofessionnel de l’Armagnac (B.N.I.A.)
Le samedi 20 janvier 2024, en collaboration avec la Galerie de Chartres et maître Gody Baubau, nous avons eu le plaisir de proposer quelques millésimes des années 30 du Château de Laubade à la vente. Les flacons, d’excellente facture, provenaient tous de la collection d’un eurélien passionné par l’Armagnac.
Voici quelques uns des résultats (les prix sont indiqués hors frais d’adjudication) de cette opération. Vous pourrez retrouver les fiches descriptives complètes et photos des lots concernés – 402 à 409 – en suivant le lien ci-après : https://www.ivoire-france.com/chartres/fr/auction-4545-vins_spiritueux?p=59&r=4
Voici une liste non-exhaustive des producteurs particulièrement convoités dans les salles de vente aux enchères :
Vous souhaitez faire estimer, vendre ou acquérir à la vente aux enchères des bouteilles d’Armagnac ? Expert en vins et spiritueux, j’accompagne de nombreuses maisons de ventes partenaires dans la vente aux enchères de ces flacons d’exception.
Une question ? Un besoin ? Contactez-moi sans hésiter !
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